Le grand saut…

sautUn certain goût de l’imprévu, un brin de folie…
Me voilà partie en Lettonie !

Un sac à dos (et une valise de 20 kg !) et c’est parti pour une année pleine d’aventures ! Tout quitter, tout changer, se réadapter… Une envie qui depuis cinq ans ne m’a jamais quitté. En partant vivre un an aux États-Unis à 16 ans, j’ai réalisé que partir était l’occasion rêvée pour se découvrir et se construire grâce aux mille et une rencontres que l’on fait lors d’un voyage. Et quand on me demande :
« et sinon, tu veux faire quoi plus tard ?» je souris en répondant que tout dépendra de mes rencontres… Voyager, c’est prendre le temps d’analyser le bout de chemin qu’on a déjà parcouru, sortir des sentiers battus. Se dire qu’on a le monde devant nous et qu’il ne dépend que de nous : il faut apprendre à saisir les opportunités qui se présentent à nous et laisser de côté nos préjugés et nos peurs.

Mais pourquoi la Lettonie ?!
Parce que c’est justement la destination que je n’aurai pas citée dans mes premiers choix et à laquelle je n’aurai jamais pensé. Je pars faire un DUETI en communication – diplôme universitaire d’études technologiques internationales, équivalent en France d’une licence 3. Sans aucune notion ni de letton ni de russe, cette année Erasmus à Riga, nombril de la Lettonie, représente à mes yeux un véritable défi : ceux qui se destinent aux métiers de la communication sont censés pouvoir communiquer dans n’importe quelle circonstance et censés pouvoir s’adapter à n’importe quelle situation.

Partir, c’est laisser derrière soi les personnes qu’on aime. Les quitter pour mieux les retrouver. Parfois les quitter pour ne jamais les retrouver. Partir, c’est accepter l’idée qu’ils continueront d’avancer, qu’on ne pourra pas être là quand tout le monde se réunira.
Partir, c’est prendre le risque, à près de 2 300 km de distance, de perdre des amis qui, avec le temps, finiront peut-être par nous oublier. C’est parfois aussi l’occasion de découvrir qui sont nos vrais amis :

As we grow up, we don’t lose friends,
we just learn who the real ones are.

RIGALEZ-VOUS BIEN
avec les petites histoires, anecdotes et photos
que je ne manquerai pas de partager !

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Saint Valentin à Riga : des baisers comme moyen de paiement

Riga n’en finira pas de nous étonner…

Pour la Saint-Valentin, les lettons ont pu profiter des transports gratuits : un baiser devant le chauffeur attendri (ou agacé en fin de journée ?!), et voilà votre paiement validé !

« Cette campagne est notre cadeau pour les habitants de Riga, pour la plus romantique des célébrations – la Saint-Valentin », a déclaré Vitalijs Komars, directeur commercial de la compagnie de bus Rigas Mikroautobusu Satiksme.

L’année dernière, ce sont près de 800 couples qui avaient saisi l’opportunité dans les bus de la capitale.

Love-Riga

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Saison 4, épisode 1 : la Lettonie à la tête de l’U.E. en 2015

La Lettonie a pris la présidence de l’Union Européenne en ce début d’année 2015. Le pays balte sera en charge du calendrier et de l’animation des Conseils européens, et ce pour les six prochains mois.

Au programme de l’agenda 2015, le Lettonie pointera du doigt une crise sensible qui n’en finit pas : la guerre ouverte en Ukraine et l’annexion de la Crimée. Ex-République soviétique indépendante depuis 1991 et adhérente à l’Union Européenne depuis 2004, la Lettonie mettra un point d’honneur à apaiser les relations entre la Russie et l’Europe. Sujet épineux pour la Lettonie qui compte la plus grosse minorité russophone de tous les pays baltes, avec près de 40% de sa population. Plus de 10 % d’entre eux ne disposent pas de la citoyenneté lettone : quelque 282 000 des 2 millions d’habitants, soit 13% de la population, sont encore des résidents «non-citoyens», des apatrides dans leur propre pays. Bien que la minorité représente un tiers des Lettons, un référendum a rejeté en 2012 le russe comme seconde langue officielle.

« Ni anti-russe, ni pro-russe »

A la veille de 2015, Les Echos publiait :
« A la différence de la présidente de Lituanie, Dalia Grybauskaite, toujours prompte à dénoncer les agissements de Vladimir Poutine, la première ministre lettonne [Laimdota Straujuma] est restée discrète, promettant juste que sa présidence de l’Union ne sera ni anti-russe, ni pro-russe » .
Pour autant, la Première ministre Laimdota Straujuma a confié vouloir dissuader la Russie de poursuivre sa politique expansionniste en affirmant que sans avancées dans la mise en œuvre des accords de Minsk entre l’Ukraine et la Russie, les sanctions devront être maintenues.

Lire aussi :

Gros enjeux pour la Lettonie qui prend la présidence tournante de l’Union Européenne, Le Monde, 31 décembre 2014
Présidente de l’Union Européenne pour six mois, la Lettonie ne sera pas « anti-russe », Les Echos, 31 décembre 2014
Union et désunions autour de l’Ukraine, Nouvelle Europe, 15 avril 2014
La Lettonie, prochaine cible de Poutine après l’Ukraine ?, Lettonie-Francija, 25 septembre 2014

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Saison 3, épisode 3 : au pays des Barbies – analyse des clichés de beauté

Audacieuses et déterminées, les Lettones savent faire parler d’elles : on les connait blondes et élancées, toutes de rose vêtues avec l’événement Go Blonde. Organisée pour la première fois en 2009, cette parade de Barbies a bénéficié à chacune de ses éditions d’une large couverture médiatique internationale, notamment dans la presse féminine. Malgré un succès grandissant à la fois auprès de Lettons et des touristes, la marche n’a pourtant pas eu lieu cette année, au grand regret de certains voyageurs…

Alors qu’en France et en Belgique, on dénonce le harcèlement de rue, notamment dans des courts-métrages comme celui de Éléonore Pourriat intitulé « Majorité opprimée », les Lettones semblent pouvoir, elles, parfaitement assumer leur féminité sans risquer de se faire accoster.

Bien qu’elles soient considérées par beaucoup comme les plus belles femmes du monde, les Lettones se plaignent souvent de devoir toujours prendre les devants. Timides, les étudiants lettons ne manient par l’art de la drague comme savent le manier les étudiants internationaux. Selon Elza Balode, étudiante en dernière année de physiothérapie, rares sont les Lettons qui agissent de la manière des Espagnols ou des Français**. Quant à Ieva Ivana, étudiante en odontologie (médecin dentaire), celle-ci assure ne s’être jamais fait klaxonner ou même « siffler » dans la rue*. Et je suis pour ma part bien obligée d’approuver : après huit mois passés dans la capitale lettone, je me suis fait « siffler » une seule et unique fois. Par des touristes français.

A Riga, c’est donc vous mesdames qui prenez les initiatives. Oubliez les techniques de drague de nos pays latins et les regards qui vous déshabillent lorsque vous osez,  ô malheureuses, porter une jupe qui laisse entrevoir vos genoux ! Les femmes prennent les devants, proposent et disposent. « Il y a une chose dont je suis certaine » affirme Ieva Ivana, « c’est que les Lettones sont, en général, plus féminines que le reste de l’Europe et l’Amérique du nord« ***. Ce qui en France nous parait trop court est trop long à Riga : la mini jupe est d’ailleurs la pièce phare du dressing des Lettones ! La discrétion semble pour la plupart d’entre elles loin d’être le mot d’ordre. C’est au au contraire la détermination qui prône lorsque la nuit tombe : souvent aguicheuses, ces créatures aux crinières blondes savent mettre leurs atouts en avant. TOUS leurs atouts, au point parfois de frôler la vulgarité.

Elza Balode et Ieva Ivana (deux rares blondes dites « naturelles ») semblent elles loin d’adhérer au concept de l’événement Go Blondes, dont l’objectif initial était d’offrir un moment de gaieté à la ville et ses habitants ainsi que de remotiver la population Lettonne face à la crise économique. Toutes les deux dénoncent un événement qui réduit la femme lettone à des clichés sexistes.

Mais ceci est déjà un autre débat. Y-a-t-il une raison qui expliquerait le comportement des jeunes Lettones, plus déterminées que jamais à séduire ? C’est l’équilibre des genres qui s’avère être mis en cause. Selon un article de la BBC, il y aurait en effet en Lettonie 8% de femmes de plus que les hommes. Ceci expliquerait donc cela.

Femmes - hommes Riga

Au delà des stéréotypes que contient cet article – non, toutes les Lettones ne sont pas blondes, non, toutes les Lettones ne sont pas allumeuses – force est d’admettre que ce voyage en Lettonie m’a fait prendre conscience que les notions de beauté et de féminité ne sont pas universelles et que leurs critères varient en fonction des frontières. La féminité est-elle un artifice de la culture ? Sahra-Aida Cherif, jeune Française expatriée en Russie ayant travaillé six mois à Riga avant d’emménager à Moscou, évoque ainsi « les influences européennes et slaves » :

« Ma vision des jeunes filles lettones a évolué au cours de mes 6 mois à Riga. La réputation des filles de l’Est est fondée, leur beauté froide est parfois saisissante, et les hommes étrangers que j’ai rencontrés peuvent en attester. Il faut le dire, l’empreinte russe est flagrante. Que ce soit dans le style vestimentaire a la liberté infinie (combien de fois me suis-je fait la réflexion que, habillées de la sorte, elles ne feraient pas 100 mètres dans Paris sans être humiliées), dans l’attitude de femme qui s’assume, se dévoile sans crainte et dans cette culture du corps parfait. Cependant, j’ai eu l’occasion de rencontrer un tout autre type de Lettone, qui m’a plu autant pour sa simplicité que son rejet de la « bimbo attitude ». Filles branchées au style plus européen, tatouées et décontractées, fréquentant les lieux hipsters méconnus des touristes en quête de jolies filles, elles revendiquent leur pouvoir de séduction de façon subtile. Ces femmes se côtoient dans un Riga profondément scindé entre les influences européennes et slaves. » 

Aussi, même si le cliché est tentant, Sahra-Aida Cherif ajoute que « les poupées ne représentent pas la majorité des lettones, et bien heureusement« , à l’image de ce blog mode tenu par une jeune Lettone et cité dans l’article de Konbini, Riga, la future « petite capitale hipster de l’Est » ?

Je profite de cet article pour vous donner une bonne adresse, vous mesdemoiselles à Riga, d’une boutique Vintage que j’adorais et qui recèle de trésors !

riga-hipster-vintage-marketCrédit photo : Eat Riga Tour

Extraits des interviews de Ieva Ivana et Elza Balode :

* »Never have I seen latvian man to whistle of honk in their cars for beautiful girls. » – Ieva Ivana

** »Latvian girls are independent and strong to get what they want. At first when I meet some foreigner they usually are more impulsive and gives a lot of attention, that is very nice, because latvian guys who act like spanish or french are like 2 for 10000. » – Elza Balode

*** « There is one aspect I am absolutely sure – that latvian girls are in general more feminine than I have seen around Europe and North America. Like joga pants are for gym and sweat pants are for staying home when no one sees us. High heels and skirts/dresses and make up and made hair are for going in public. Like if you recall – when you were in RSU, I bet most part of girls where looking like they were going out to party.  » Ieva Ivana

Lire aussi :

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Saison 3, épisode 1 : le syndrome post-Erasmus

Ernests Dinka

Depuis son lancement en 1984, ce sont quelques trois millions d’étudiants qui ont bénéficié du programme d’échange européen Erasmus. Mais à cette expérience que beaucoup qualifient d’inoubliable, c’est la dépression qui semble dans la plupart des cas succéder.

Syndrome post-Erasmus. Ce terme aux allures mélodramatiques se heurte à la joie et l’excitation de l’expérience Erasmus même. C’est Fiorella de Nicola, jeune étudiante italienne en sociologie qui a, la première, nommé la phase de dépression qui accompagne inéluctablement, tel un bagage encombrant, le retour de l’étudiant Erasmus sur sa terre natale.

Étudiante pendant sept mois à Riga, je garde moi aussi un goût amer de cette phase post-Erasmus, empreinte de nostalgie. Je me souviens, alors que j’étais toujours en Lettonie et que le départ que je redoutais approchait petit à petit, ma colocataire ukrainienne Vira m’avait déclaré :

« Erasmus, ce n’est pas la vraie vie. »

Et ce petit bout de phrase, empli de sagesse, sans violence apparente, m’avait pourtant fait l’effet d’une gifle. L’insouciance, maitre-mot de cette année que je vivais en expatriée, s’était évanouie, éclatant par là même la bulle Erasmus dans laquelle nous vivions, nous tous étudiants étrangers, avides de rencontres et de découvertes. Aussi, c’est le cœur serré que j’ai du quitter Riga. A peine avais-je retrouvé mon chez-moi que j’explorais les sites Internet des compagnies aériennes low cost, guettant la moindre bonne affaire pour rejoindre mes copains de « là-bas ». Scrutant les photos de nos soirées endiablées et enviant ceux restés dans la capitale Lettone, je refusais de me dire qu’ Erasmus était, pour moi, bel et bien terminé.

Le retour marque la fin d’une « parenthèse enchantée ». Christophe Allanic, psychologue nantais s’intéressant à la psychologie du voyage et de l’expatriation, considère le voyage « comme circulaire, (et) non linéaire », donnant l’impression parfois pénible de revenir à son point de départ. La boucle que l’on referme lorsqu’ arrive le moment du retour ne signifie pas pour autant que l’on n’avance plus : bien que cette phase de blues – qui marque l’entrée dans l’âge adulte et la perte d’un monde idéal – ne soit pas des plus agréables, celle-ci s’avère pourtant nécessaire.

Durant cette période, réflexion et rétrospection sont de mises. Le voyage est une rencontre avec soi-même. En allant à la rencontre de l’autre, c’est aussi soi qu’on approche : on se construit grâce aux autres. On s’ouvre et se dé-couvre. Dans son mémoire intitulé « Anthropologie de l’Erasmus », Fiorella de Nicola traite de la notion d’identité. On en découvre un extrait sur le magazine européen en ligne Café Babel :

« En somme il nous attend une existence de désadaptés, d’apatrides. Et pas parce que nous n’avons pas une patrie. Mais parce que nous en aurons deux. Ou plus que deux. La nôtre, celle-là où nous sommes nés. Celle qui « nous a adoptés » pour un semestre ou deux. Celle de nos amis : allemands, français, portugais, mexicains, anglais, scandinaves, américains, canadiens : leurs maisons à Alicante étaient les nôtres. Et je ne sais pas par quelle propriété transitive un peu de leurs pays, de leur culture, de leurs amis est devenu nôtre. Bref peut-être que l’identité européenne existe vraiment. »

Christophe Allanic,  considère ce « syndrome Erasmus » – dont les principaux symptômes sont la déprime et l’idéalisation – comme un « processus de deuil parfaitement normal ». Normal à condition qu’il ne dure pas plus de quelques semaines…

Alors, j’ai trouvé le remède : soigner ces maux par les mots. En attendant un nouveau départ, un nouveau voyage qui comblera le vide qu’a laissé Riga en moi, j’ai décidé de débuter une troisième saison sur ce blog que je chérie tant. A venir donc, des articles en veux-tu en voilà, décortiquant l’actualité et analysant les différences clés entre la Lettonie et la France.

Et je ne suis pas la seule à prendre la plume. Après une telle expérience, certains choisissent l’engagement, pour soutenir une Europe qu’on souhaiterait plus unie. Mélanie Sueur, présidente de Café Babel, évoque ainsi la « génération 18-34 » et les motivations qui poussent ces euro-optimistes à s’engager dans un média européen.

Le voyage laisse le goût de la découverte et de l’inconnu sur nos papilles jusque-là endormies. Tant qu’on n’y avait pas goûté, le voyage nous faisait simplement rêver. Mais après avoir croqué dans des terres inconnues, on n’est jamais rassasié de découvertes et l’envie de voyager ne nous quitte plus.

Ernests Dinka

Ernests Dinka

Syndrome post-Erasmus, ils en parlent :

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Recherche d’étudiants français pour Thalassa Riga – Lettonie

Avis aux étudiants français à Riga !

L’émission Thalassa sur Riga et la Lettonie qui va être tournée à partir de cet été voudrait présenter cette ville notamment par le biais des étudiants partant y faire leurs études.

Chasseur d’étoiles recherche donc des étudiants français partant en Erasmus à Riga en 2014-2015.

Vous êtes intéressés ? N’hésitez pas à les contacter pour plus d’informations en précisant que vous avez eu connaissance de leur demande sur Un Vrai Rigal :

  • contact@chasseurdetoiles.net
  • 09 50 09 76 48
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Saison 2, épisode 13 : Homo Erasmus et le sentiment européen

Se sent-on plus citoyen après un séjour Erasmus ?* Si les avis sont partagés, Léos Van Melckebeke expose son avis tranché sur la génération dite Erasmus. Dans son livre Homo Erasmus, critique de la léthargie nomade (éditions Dasein), cet étudiant français parti étudier en Italie, dresse le portrait de l’Homo Erasmus, être, selon lui, assoiffé ne vivant que pour la fête, l’alcool et le sexe. Dans un interview publié sur Café Label, l’auteur explique avoir voulu « éclairer les parts d’ombre d’Erasmus » dans son livre qu’il qualifie « d’exagération comique »**. Exagération comique, c’est peu dire. Sur un ton quasi méprisant, c’est un tableau haineux contre la jeunesse Erasmus que nous livre Léos Van Melckebeke. Se défendant d’être un «pamphlet contre Erasmus », Homo Erasmus, critique de la léthargie nomade n’est pourtant qu’un tas grotesque de clichés qui pointe du doigt une jeunesse fêtarde aux cerveaux noyés dans la bière.

Extrait :

«Chaque nuit, le long de la rue de l’université et sur les hectares alentours, de bruyants tas se forment, éructant un anglais incertain. Roi consacré de la fiesta, Homo erasmus connaît parfaitement le processus, rodé depuis longtemps, puisque c’est le même qui règne en maître dans toute l’Europe et sa nouvelle République des fêtes. Un seul mot d’ordre: l’accumulation. Toujours plus de mousse, plus de culs, plus de fun, plus d’hectolitres, plus de nationalités, plus de partage…»

Alors que le programme Erasmus prône l’ouverture d’esprit et la lutte contre les stéréotypes, Léos Van Melckebeke ne semble pas avoir appris sa leçon et fait de son expérience une généralité en affirmant que :

« Ce n’est pas parce que tu mets 20 Européens dans une pièce qu’il en ressort un truc intéressant. Généralement, ça débouche sur des inepties. Chaque étudiant va très vite défendre le cliché de son pays sans qu’il y ait de réel échange. J’ai jamais entendu de discussion sur ce que devrait être l’Europe ou sur la situation de notre génération par exemple. « 

En désaccord avec les propos dédaigneux de cet étudiant hautain, je suis convaincue que le programme d’échange Erasmus sert de grands objectifs tels que la lutte contre le chômage et la formation d’un citoyen européen. Si on ne peut nier l’aspect festif du programme Erasmus, affirmer qu’il en est le pilier est ridicule. Même si tous ne s’intéressent pas à la culture du pays d’accueil de la même intensité, force est d’admettre que la curiosité de l’autre est de mise dans les communautés multiculturelles où se côtoient autochtones et étudiants internationaux. Ma colocataire était ukrainienne et m’a toujours fait l’éloge de l’Union Européenne. C’est notamment elle qui m’a ouvert les yeux sur la chance que nous avons, nous, membres de l’Union Européenne. Mes amies géorgiennes m’ont également tenu un discours éloquent sur l’U.E, m’affirmant que même si la Géorgie ne faisait pas partie de l’U.E, celle-ci placait systématiquement le drapeau du Conseil de l’Europe aux côtés du drapeau national géorgien.

Hier, dimanche 25 mai, on assistait à un « désamour européen »****. Le Front National en tête, les Français ont montré par leur vote que le sentiment européen est loin, très loin d’être partagé…

Si tout le monde partait en Erasmus,
Tout le monde aurait conscience de l’importance de l’Union Européenne.

Mais avec des si, on mettrait l’U.E en bouteille.

Références :
* Se sent-on plus citoyen après un séjour Erasmus ?, L’Express, L’étudiant.fr
**Homo Erasmus ou la « nullité des échanges », Café Label.com
*** En vingt ans, le programme d’échange Erasmus a créé un esprit européen, Le Monde.fr
**** FN en tête, défaite du PS, désamour européen, Le Monde.fr

Lire aussi :
Parlement européeen : les jeunes et la séance fiction, Café Label.com
Léos Van Melckebeke, Homos Erasmus, Critique de la léthargie nomade, Critique, et critique de la critique, Bernat.blog.lemonde.fr

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Saison 2, épisode 12 : excursion à Tallinn

Mon année Erasmus à Riga arrive à sa fin. Pour cette dernière semaine, ce sont tous les MUST DO que j’ai fait découvrir à mon amie Laure : opéra, match de hockey sur glace, bars et restaus traditionnels (d’ailleurs, n’hésitez pas à jeter un œil sur la page THE PLACES TO BE IN RIGA qui répertorie tous mes coups de cœur de l’année).

Avant mon retour en France, l’idée d’un dernier voyage me tentait particulièrement. Entre Tallinn et Vilnius, je ne savais quelle capitale choisir mais les étudiants internationaux me l’ont assuré : s’il fallait classer les capitales de la Baltique, Riga arriverait en première position, Tallinn la suivrait de peu et c’est Vilnius qui serait, m’a-t-on dit, la ville la plus boudée.

C’est donc pour une excursion à Tallinn, capitale de l’Estonie, que nous avons opté. J’ai suivi les conseils de mes camarades qui m’ont garanti qu’une journée suffisait et nous avons embarqué à bord du bus Ecolines, hier, mardi 29 avril à 8 h. Tous levés à 6 h du matin, nous avons profité de ces quatre heures de voyage pour piquer un petit somme.

Arrivés à Tallinn sur les coups de midi, c’est le ventre gargouillant que nous avons commencé notre expédition en direction du vieux centre. Après quelques vingt minutes de marche, nous avons découvert ce qui fait le charme de la capitale de l’Estonie : ruelles pavées, restaurants traditionnels aux immenses terrasses de bois, serveuses vêtues de costumes médiévaux ; c’est un véritable bond en arrière dans le temps que nous avons vécu durant notre excursion ! Suivant notre guide Jérémy, ami Erasmus marseillais ayant déjà visité Tallinn au premier semestre, nous avons découvert les 10 immanquables de la vieille ville. Sous un ciel nuageux percé par quelques rayons de soleil, nous avons découvert Raekoja Plats, la place principale située au cœur de la ville médiévale. Y culmine l’Hôtel de ville, bâtiment de style gothique construit au XIIIe siècle et achevé en 1904. Poumon de l’activité touristique locale, la place est bordée de restaurants aux serveurs qui tentent de faire du moindre touriste une proie. Nous avons par exemple été suivis sur quelques mètres par un serveur peu farouche qui nous vantait les mérites du restaurant pour lequel il travaillait ! Les prix des restaurants traditionnels étant trop onéreux pour nos portes-monnais d’étudiants, nous avons opté pour un burger dans un Irish pub ; néanmoins, si vous avez le temps et l’argent, l’expérience culinaire dans un restaurant traditionnel vaut très certainement la peine d’être vécue : vous mangerez dans la pénombre, dans un restaurant-taverne éclairé à la bougie !

Riga et Tallinn se ressemblent et nous n’avons pas été trop dépaysé. La grande différence repose sur le fait que la capitale Estonienne semble plus vivante lorsqu’on vient à parler de tourisme : entre les serveuses et serveurs en tenue médiévale et les activités de tirs-à-l’arc, Tallinn met l’accent sur l’expérience médiévale que les touristes tiennent à vivre.

Une journée, ça suffit ?
Si vous souhaitez seulement visiter le vieux centre sans pour autant entrer dans toutes les attractions et tous les musées proposés, une journée suffit largement. Si vous prenez le premier bus Ecolines au départ de Riga à 8 h, vous arriverez à midi dans la capitale estonienne. Vous pourrez prendre le dernier bus au départ de Tallinn à 19 h et reviendrez dans la capitale lettone aux alentours de 23 h.

Combien ça coûte ?
L’aller-retour coûte 25 €. Ecolines propose des voyages dans toute l’Europe à des prix très raisonnables. Les bus sont confortables et proposent de nombreux services gratuits (toilettes, wifi, boissons chaudes). Pensez à prendre vos écouteurs pour regarder les films qui vous sont proposés sur votre petit écran devant votre siège !

En savoir plus sur l’Estonie ?
Visiter Estonie-Tallinn, le blog d’un Français expatrié à Tallinn, qui vous offre une large variété d’articles, recouvrant l’actualité, l’histoire, les sorties et bons plans de la capitale estonienne. J’y ai par exemple appris que la Fête Nationale Estonienne tombe le jour de mon anniversaire ! Si si si !

 

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